The World is Daft

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mardi, avril 28 2009

Bangalter at Busy P birthday party L.A.

Voici un petit billet d'humeur. Je n'ai pas l'habitude et en général je ne prends pas mon clavier pour ce genre de chose.

Mais là, la polémique faisant le tour du web actuellement méritait bien que je m'y attarde et que je me fende de ce petit billet.

Tout est parti de quelques vidéos trouvées sur le net faisant état de la soirée d'anniversaire de Pedro Winter (aka Busy P createur du Label Ed Banger).

La particularité de ces première vidéos fut qu'elle montraient à visage découvert un certains Thomas Bangalter (moitié de Daft Punk) mixant au platines pour son vieux pote Busy P entouré de la clique habituelle (Dj Medhi, SO ME, Kavinsky et d'autres).

Je passerai sur les vidéos apparues ensuite sur montrant une baguare entre les videurs et quelques membres de la crew Ed Banger. Ca ne m'intéresse pas même si je trouve ça un peu marrant, ça remet un peu d'esprit "Rock'n Roll" dans des soirée souvent bien trop asseptisées.

Bref, je voulais plutôt revenir sur certaines choses que j'ai pu lire ici où là concernant l'apparition de Thomas Bangalter dans cette soirée et sur le fait qu'il se soit montré à visage découvert.

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jeudi, septembre 18 2008

Pedro Winter : French Touch 3.0 (TraX Magazine)

J'aimerais revenir un bref instant sur le dernier Hors-Série de Trax publié cet été dans lequel se trouve une longue interview de Pedro Winter aka Busy P aka ancien manager des Dafts.
Outre le fait que cet interview soit longue et très intéressante sur plein d'autres aspect, j'ai retenu deux réponses qu'à fait Pedro, dont voici les citations :

Comment se fait-il que les petits labels aient plus vite rebondi que les majors ?
Parce qu'on vit avec notre temps. La vraie question, que les majors ne se posent pas est : "Est-ce que vous avez un peu analysé la nouvelle façon de consommer la musique ?" Les mecs téléchargent, oui, mais ils vont acheter plein d'iPod, de plus en plus d'ordinateurs. Les plateformes de téléchargement explosent. Aujourd'hui, iTunes représente 20% des ventes des Justice au Etats-Unis

Et quand un blog met tes morceaux en ligne des mois avant leur sortie ...
Quand c'est six mois avant, ça m'énerve ... Mais à la différence des majors, je me mets alors en relation directe avec les blogueurs et le leur demande simplement "Attendez un peu s'il vous plait." Et ils le font. Je me place dans une relation de confiance et d'égalité. Et je pense que c'est ce qu'on a aussi réussi à instaurer avec Ed Banger. Nous sommes connus, mais accessibles. Quand on m'écrit sur MySpace, je réponds; quand quelqu'un me raconte sa vie en boîte de nuit, je lui raconte la mienne ... Je pense qu'on tend de plus en plus vers une communication directe entre l'artiste et le consommateur. Un jour, mes artistes n'auront plus besoin d'Ed Banger, ils vendront directement leur musique. Ça fait un an que la rumeur dit que chacun pourra bientôt uploader sa musique sur iTunes, la vendre et récupérer l'argent. Ce serait un gros coup.

A elles deux, ces réponses représentent une certaines idées des changements radicaux de notre société dans sa façon de consommer la musique comme je l'illustrais dans un précédent billet.
Il montre à quel les majors n'ont pas su s'adapter à ce changement alors que les petites structures comme Ed Banger (on aime ou on aime pas, là n'est pas la question) sont capables de tirer profit très rapidement de ces changements et d'en faire des atouts, tout comme elles sont capable de changer leur business model afin de favoriser une part plus importante de la scène et du booking en général dans les revenus de artistes.

Enfin, j'apprécie tout particulièrement la dernière phrase qui rejoint exactement ma vision des choses selon laquelle dans peu de temps, les artistes sauront se débrouiller seuls pour distribuer et marketer leur musique au travers de plateformes de vente en ligne totalement libres (bon ok, ce n'est pas vraiment le cas de iTunes ... qui veut m'aider à monter une plateforme de ce type ? ...)

Hormis cela, pour ceux qui n'ont pas lu le magazine, il y a toute une partie très intéressante de cette interview dans laquelle on ressent quelque peu (même si je ne doute pas qu'il soit encore en très bonne relation avec eux) les regrets ou les frustration qu'a pu ressentir Pedro lorsqu'il était manager des Dafts. On sent (et c'est compréhensible) qu'il était un peu frustré de ne pas pouvoir prendre quelques décisions, qu'il a eu des regrets quand à certaines décisions prises par les Dafts eux-mêmes. La vie normale d'un manager je pense.